L’Essentiel 2021 : les chiffres de la sinistralité et faits marquants de la branche AT/MP

Publié le 17 novembre 2022
L’Assurance Maladie - Risques professionnels publie les chiffres de la sinistralité 2021, ainsi que les faits marquants de l’activité de la branche accidents du travail et maladies professionnelles au cours de cette année.

Accidents du travail, de trajet et maladies professionnelles 2021

La pandémie de Covid-19 ayant fortement impacté à la baisse le nombre de sinistres en 2020 en mettant à l’arrêt un nombre important d’activités économiques, les données 2021 sont en conséquence comparées à celles de 2019.

Le nombre d’accidents du travail en 2021 (604 565) se rapproche de celui de 2019 mais reste toutefois inférieur d’environ 8 %. C’est également le cas des décès liés au travail, qui restent à un niveau plus faible qu’en 2019 (88 de moins).

Le nombre d’accidents de trajet reste en retrait par rapport à son niveau de 2019 avec 89 278 sinistres en lien probablement avec les limitations de déplacements domicile-travail sur le premier semestre 2021.

Enfin, concernant les maladies professionnelles, les troubles musculosquelettiques représentent toujours la grande majorité de ces sinistres (86 % des 47 398 maladies professionnelles prises en charge).
1 566 d’entre elles relèvent de maladies psychiques, soit 9 % de plus qu’en 2020, et ont fait l’objet d’un avis favorable des comités d’experts médicaux saisis sur ces demandes.

Renforcer la prévention des risques pour mieux protéger les salariés

Après une année 2020 marquée par une mobilisation sur les enjeux liés au Covid-19, la branche AT/MP a repris pleinement le déploiement de ses programmes de prévention de trois risques professionnels majeurs : les troubles musculosquelettiques (TMS), les produits chimiques et les chutes.

Afin d’aider les plus petites entreprises à réaliser leur évaluation des risques, leur document unique et à construire leur plan de prévention, l’INRS et l’Assurance Maladie - Risques professionnels proposent une collection d’outils en ligne, déclinés par secteur d’activité ou par métier. Ils sont enrichis d’une série de conseils pratiques adaptés aux besoins de ces entreprises.

L’INRS a poursuivi son activité de formation à la santé et sécurité au travail : en formation initiale, plus d’un million d’élèves et apprentis ont reçu un enseignement en sécurité au travail, et en formation continue, 1 205 475 stagiaires ont été formés et 32 844 formateurs certifiés en 2021.

Représentant de la branche à l’international, Eurogip a contribué à deux bases de données européennes : l’une sur les ressources pratiques disponibles pour mieux faire
connaître les troubles musculosquelettiques et aider les entreprises à prévenir ces risques, l’autre sur les indicateurs des systèmes de suivi et de contrôle de la santé-sécurité au travail.

Renforcer la relation de service avec tous les publics

Au 31 décembre 2021, près de 60 % des entreprises s’étaient inscrites au compte AT/MP sur net-entreprises.fr (90 % d’entreprises d’au moins 10 salariés, et un peu moins de 50 % de moins de 10 salariés).

1 million de déclarations d’accidents du travail (DAT) ont été faites en ligne par les employeurs en 2021, via le service e-DAT sous net-entreprises.fr.

L’ensemble des délais d’instruction nécessaires à la reconnaissance de l’origine professionnelle des sinistres, par les caisses primaires d’assurance maladie, a diminué comparativement à 2020.

Les affections psychiques au travail en hausse

L’évolution des affections psychiques reconnues poursuit sa hausse observée ces dernières années, tant en nombre de maladies déclarées à titre professionnel qu’en nombre de prises en charge accordées. Par son mécanisme spécifique, la branche AT/MP est au rendez-vous de cette problématique croissante de santé au travail.

1 441 maladies professionnelles relevant de troubles psychosociaux, soit environ 37 % de plus qu’en 2019, ont donné lieu à une prise en charge favorable par l’Assurance Maladie - Risques professionnels, sur la base de l’avis des comités d’experts médicaux saisis sur chacune de ces demandes.

Cette augmentation est probablement liée, là aussi, à l’impact de la pandémie sur le contexte professionnel des salariés du régime général.


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